| Hermione Granger |
Hermione Granger est l’une des 2 meilleurs amis de Harry. Née le 19 septembre 1979 de parents moldus (et dentistes), elle montre tout de suite son appartenance à ce nouveau monde en s’investissant au maximum dans l’étude de la sorcellerie. Dès sa première apparition, elle se montre pédante et condescendante : “C’est ça que tu appelles jeter un sort? dit la fille. Pas très brillant comme résultat. Moi, j’ai essayé de jeter des sorts pour m’entraîner et à chaque fois ça a marché” (T1poche, p.108). Puis on voit très vite qu’elle est la meilleure élève, toujours intéressée, attentive, et essayant de participer. Elle est très curieuse - dans le bon sens du terme : avide de savoir, et non curieuse comme Harry qui cherche toujours à savoir ce qui ne le regarde pas - du monde qui l’entoure et très intelligente. Aussi le Choixpeau a sérieusement envisagé de l’envoyer à Serdaigle, maison des érudits : “Oh, il est vrai que le Choixpeau a sérieusement envisagé de m’y (= à Serdaigle) envoyer au moment de ma Répartition” (Hermione, T5, p.451). Mais elle a en plus de ça un caractère très fort qui a fait pencher la balance du côté des Gryffondor. Hermione a un caractère très fort, c’est ce qui fait qu’elle sait s’imposer quand il le faut. Elle tient tête à Drago (et va même jusqu’à le gifler), elle n’hésite pas à s’en prendre à un Directeur de Département ministériel quand elle n’approuve pas sa façon de traiter son elfe : “s’écria Hermione avec colère en lançant à Mr Croupton un regard indigné” (T4, p.150). C’est une battante, elle ne baisse pas les bras : dans le tome 3, même si elle sait que le combat d’Hagrid pour sauver Buck l’hippogriffe est perdu d’avance, elle n’abandonne pas les recherches pour l’aider à préparer la défense. Ou encore, dans le tome 4, même si personne ne prend au sérieux son engagement dans la S.A.L.E., elle continue. Malgré tout, elle est sensible et vulnérable, même si elle ne le montre pas toujours : dans le tome 3, elle ne laisse pas paraître sa peine devant Ron et Harry quant à leur dispute, mais elle va souvent chercher du réconfort chez Hagrid. “Elle a souvent pleuré, si vous voulez savoir (…) Elle a du coeur, Hermione, croyez-moi…” (T3, p.294). Hermione est très différente de l’image qu’elle renvoie : elle porte une sorte de masque qui cache ce qu’elle est vraiment. Elle montre une apparente assurance et une grande force de caractère : elle ne se laisse jamais faire, elle dit ce qu’elle a à dire (à Malefoy, aux jumeaux…) mais elle est très sensible. Elle est très touchée dans le tome 1, quand Ron dit qu’elle n’a pas d’amis car elle est un vrai cauchemar, et s’enferme dans les toilettes toute la journée pour pleurer. Elle a l’air pédante : on dirait qu’elle méprise les autres, comme dans le Poudlard Express quand elle se moque du sort de Ron qui n’arrive pas à rendre Croûtard jaune comme prévu, en précisant que elle, elle a réussi tous les sorts qu’elle a essayés jusque là… Mais en fait, elle est généreuse et humaniste, comme on le voit dans son engagement pour la S.A.L.E., elle aime partager son savoir, et pas s’en vanter : elle aide très régulièrement Ron et Harry à faire leurs devoirs. Elle semble très à cheval sur les règlements, mais elle n’hésite pas à les enfreindre quand ça peut servir sa cause, comme quitter la classe de Trelawney en plein cours, le chantage avec Rita Skeeter dans les tomes 4 et 5, la préparation secrète du polynectar dans le tome 2, aller chercher Sirius au Ministère, se battre pour les elfes… En plus de cela, on voit que Hermione a en elle les composantes de toutes les maisons, elle est : Hermione a un comportement tout à fait singulier quand il s’agit de son chat. D’habitude très réfléchie, elle perd toute objectivité quand la conversation arrive sur Pattenrond : quand Ron le soupçonne dans le tome 3 de ne pas avoir un comportement normal vis-à-vis de Croûtard, Hermione ne veut pas le reconnaître. Et même si l’on apprend à la fin que Pattenrond avait raison de vouloir l’attraper, la fierté d’Hermione garde le dessus. En fait, d’une manière générale, elle n’accepte aucune attaque envers son chat, tout simplement parce qu’elle se reconnaît un peu en lui, et doit donc se sentir visée aussi lorsqu’on s’en prend à lui. Il y a une certaine ressemblance entre Hermione et Pattenrond, c’est certainement pour cela qu’elle l’a adopté aussi facilement : Les études: dans ses études, Hermione est très consciencieuse. Ainsi, lors du choix des options en 2ème année, alors qu’on ne lui demande d’en choisir que 2, elle décide de ne rien laisser de côté. Elle se retrouve ainsi avec un emploi du temps ingérable, l’obligeant même à utiliser un retourneur de temps pour arriver à suivre tous les cours auxquels elle s’est inscrite. Parmi ses cours préférés, on retrouve l’arithmancie : une technique divinatoire très complexe basée sur les chiffres. L’étude des runes aussi fait partie des disciplines qu’elle affectionne et est également assez compliquée. Non contente d’étudier ces matières difficiles, Hermione se lance aussi dans la divination, qu’elle abandonnera en cours d’année, ne supportant ni la matière, ni celle qui l’enseigne. Elle choisit aussi l’étude des moldus… alors que ses parents le sont ! Selon elle, la vision des sorciers à ce sujet est intéressante. Mais ce n’est pas très étonnant qu’elle tienne ce discours après le tome 2, étant données les circonstances (des enfants de moldus ont été attaqués par l’héritier de Serpentard). Bref, Hermione ne conçoit pas de ne s’engager uniquement dans 2 matières (comme tout le monde) si l’on en met plus à sa disposition : sa curiosité intellectuelle la pousse à vouloir apprendre toujours plus. Mais ce n’est pas la seule raison : derrière cette soif de savoir, elle cache aussi une peur de l’échec, une crainte de ne pas être à la hauteur par rapport à ce qu’on attend d’elle. Etant la seule sorcière de sa famille, elle ne veut pas décevoir : elle doit réussir en tant que sorcière, pour montrer à ses parents qu’elle a sa place dans ce nouveau monde qui n’est pas le leur, mais aussi pour prouver à toute la société qu’elle mérite elle aussi de faire partie de la communauté magique. Ainsi, lorsqu’elle rencontre un épouvantard dans le tome 3, on apprend que sa plus grande peur serait de rater ses examens à Poudlard. “Le p-p-professeur McGonagall! haleta-t-elle en montrant la malle. El… elle a dit que j’avais tout raté!” (T3, p.341). Hermione préfète: c’est dans le tome 5 qu’Hermione devient préfète de Gryffondor. Ainsi, on lui confère des droits et des responsabilités, en vertu de sa sagesse et de sa capacité à la transmettre aux autres. Et comme on pouvait s’y attendre, elle prend ces fonctions très au sérieux, contrairement à Ron ou Malefoy qui ne voient là qu’une occasion d’avoir de l’ascendant sur les autres pour leur satisfaction personnelle. Hermione se retrouve donc seule pour agir face aux éléments perturbateurs de Gryffondor : les jumeaux ! Leurs essais de farces et attrapes donnent beaucoup de travail à Hermione qui joue pleinement son rôle à la Molly Weasley pour les en dissuader. Evolution du personnage: au cours des 5 premiers tomes, le caractère d’Hermione évolue vite, elle entre non seulement dans l’adolescence, mais les événements de sa vie la font vite mûrir. En effet, la situation devient de plus en plus grave de tome en tome, et les réactions d’Hermione doivent donc suivre en devenant elles aussi de plus en plus extrêmes: Son Patronus: la loutre, symbolique. Dans le tome 5, pendant une des séances de l’AD, on apprend que le patronus d’Hermione est une loutre. C’est de plus l’animal préféré de JKR (Interview de mars 2004, question 97). Selon le symbolisme celtique, la loutre (ou chien d’eau) représente la fin d’un cycle temporel, et est complémentaire du chien : on voit bien dans les accrochages entre Sirius (représenté par le chien, son animagus) et Hermione (dont le patronus est la loutre) qu’ils constituent en quelques sortes à eux deux les 2 voix qui s’imposent à Harry. Sirius le poussant toujours à agir de façon irréfléchie, à suivre sa témérité, et Hermione, voix de la sagesse, cherchant toujours à le brider. En ce sens, on peut dire qu’ils sont assez complémentaires, vis-à-vis de Harry. La loutre est également un prédateur… pour les rats ! Sachant que Queudver a trahi les proches d’Hermione, on peut penser que s’il refait parler de lui dans les prochains tomes, il aura peut-être quelques problèmes avec elle. Enfin la loutre est le symbole du passage de la vie à la mort… JKR voudrait-elle nous laisser penser qu’Hermione tentera quelque chose pour ramener Sirius ? Bien sûr, on sait que c’est impossible de ressusciter les morts, mais cela l’empêchera-t-il d’au moins essayer ? Car on a vu au-dessus qu’elle était prête à beaucoup de choses, alors devant la détresse de Harry, serait-elle capable de tenter d’aller contre les lois de la nature ? (et je dis bien “tenter” ! pas réussir, parce que ça, on sait déjà nous, lecteurs, que c’est impossible). Source: La Pensine |
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