| Hermione, ses idéaux |
La S.A.L.E: Hermione est sans conteste le personnage qui développe le plus, et le plus tôt une conscience politique. A travers la S.A.L.E. (Société d’Aide à la Libération des Elfes), elle juge, et tente de changer, la société dans laquelle elle vit. Elle leur tricotte même des chaussettes pour les libérer. Mais ce qui en ressort surtout, c’est qu’elle sait se faire entendre et n’a pas peur de ses opinions, même si elle n’a aucun soutien : quand elle crée la S.A.L.E., elle le fait contre l’avis de tous mais même en n’étant pas soutenue, elle continue. Elle est déterminée à se faire entendre et à forcer les sorciers à reconsidérer leur relation avec les créatures magiques. Elle soutient ses idéaux face à tous, comme Barty Croupton Sr, mais surtout face à ses amis, et ce n’est certainement pas le plus facile (les Weasley, Sirius, Hagrid…) comme dirait Dumbledore : “Il faut beaucoup de bravoure pour faire face à ses ennemis mais il n’en faut pas moins pour affronter ses amis” (T1 poche, p.299). Et projette d’en faire son avenir, en discutant avec Ron et Harry de leur avenir : La philosophie Dumbledore: Hermione rejoint Dumbledore sur ce point du traitement des esclaves, comme on le découvre à la fin du tome 5 : “Et Hermione qui n’arrêtait pas de nous dire qu’il fallait être gentils avec lui (Kreattur/Kreacher), murmura Harry, les poings crispés sur les genoux. Elle avait entièrement raison, Harry, assura Dumbledore” (T5, p.934). Elle partage aussi avec Dumbledore sa facilité à faire confiance : Hermione a toujours soutenu Rogue quand les autres doutaient de lui. Quand Ron dit que Rogue cherche à ouvrir l’esprit de Harry aux incursions de Voldemort, c’est elle qui leur rappelle que Rogue est de leur côté et qu’il fait partie de l’Ordre du Phénix. Elle doute de la culpabilité de Rogue depuis le tome 1, lorsqu’il a essayé de sauver Harry durant le match de Quidditch. Contrairement à Ron et Harry qui mettent toujours en doute la loyauté de leur Maître des Potions, il suffit à Hermione de savoir que Dumbledore lui fait confiance pour savoir qu’elle peut elle aussi croire en lui : “Dumbledore lui fait confiance, répéta Hermione. Et si on ne peut pas faire confiance à Dumbledore, alors on ne peut faire confiance à personne.” (T5, p.622). En fait, Hermione suit la voie de la sagesse de Dumbledore. Et pour JKR, Dumbledore est l’incarnation même de la sagesse : “I loved writing Dumbledore and Dumbledore is the epitome of goodness.” (Canadian Broadcasting Co. - July 2000). Quand Harry veut se lancer dans le piège de Voldemort à la fin du tome 5, et malgré la peur qu’elle éprouve à l’idée de voir Sirius mourir, elle réussit à raisonner. Elle se dit qu’il peut s’agir d’un piège et qu’il faut d’abord s’en assurer. “il sait que… que tu es du genre à porter secours à Sirius ! Alors imagine, et si c’était toi qu’il essayait d’attirer au Département des mys…” (T5, p.823). Quand Harry veut arrêter l’Occlumancie, c’est elle qui tente de le convaincre de continuer, parce qu’elle sait que si Dumbledore le veut, c’est qu’il a une excellente et bonne raison. “Hermione, en effet, était bien décidée à revenir sur la question (de l’Occlumancie) aux moments où Harry s’y attendait le moins” (T5, p.764). On peut donc en quelque sorte considérer Hermione comme le relais de la philosophie de Dumbledore dans la génération qui devra reconstruire la société Magique après le passage de Voldemort. C’est certainement elle qui devra, épaulée de Dumbledore, faire évoluer les mentalités. Hermione et Dumbledore sont aussi l’intrusion directe de JKR dans le livre. Ils sont l’éclairage de JKR sur la saga, ceux qui permettent à Harry l’impulsif de prendre du recul et suivre sa mission de sauveur : “Hermione is a lot like me when I was younger - a kind of caricature of me when I was younger” (NBC Today Show - October 2000). A l’arrivée d’Ombrage / Umbridge à Poudlard, Hermione est la seule à vraiment s’intéresser à son discours. C’est donc elle qui comprend la première ce que signifie la venue de ce professeur : le ministère compte bien reprendre en main l’éducation des élèves. Ses craintes sont confirmées dès le premier cours de Défenses contre les Forces du Mal : Ombrage a décidé de ne leur dispenser qu’un enseignement théorique afin que les élèves ne puissent pas former une armée au service de Dumbledore pour prendre le pouvoir. Alors que les autres élèves se contentent de se plaindre de la situation à voix basse dans le dos de leur professeur, Hermione décide de prendre les choses en main en créant l’Armée de Dumbledore ou A.D. (dont le nom sera trouvé par Ginny). Ses motivations sont multiples : certes elle ne perd pas de vue les épreuves pratiques des Buses, mais avant tout, elle veut être prête pour la guerre qui se prépare depuis le retour de Voldemort. Après avoir convaincu Harry, elle se charge de recruter les futurs membres, et organise la première rencontre dans un bar mal famé lors d’une sortie à Pré-au-Lard : le Hog’s Head ou Tête de Sanglier. Elle se débrouille pour faire passer le message au plus grand nombre possible, y compris des gens appartenant aux autres maisons (sauf les Serpentard), pour respecter au maximum la consigne du Choixpeau : s’unir contre l’ennemi commun. L’union est un principe essentiel pour Hermione. C’est pourquoi elle n’aime pas les compétitions entre maisons : “C’est ça l’ennui avec le Quidditch, remarqua distraitement Hermione qui s’était replongée dans sa traduction des anciennes runes. Ca créé des tensions et des sentiments hostiles entre les maisons” (T5, p.645). Elle demande donc à Harry d’apprendre les bases de la défense magique à tous ceux qui seraient intéressés, et se comporte en vraie politicienne, faisant elire démocratiquement par les membres de l’A.D. un leader, Harry, (”Je pense qu’il faudrait commencer par élire un chef [...] Je pense qu’il faudrait procéder à un vrai vote, poursuivit Hermione, imperturbable. Ca officialisera la fonction et ça lui donnera l’autorité nécessaire”, T5, p.442), leur faisant choisir un nom et affichant le nom des participants afin que chacun se sente concerné. Elle utilise même du vocabulaire politique : “Ca fait une majorité, la motion est adoptée!” (T5, p.443). C’est ainsi que naît ce club de Défense contre les Forces du Mal, juste sous le nez de la Grande Inquisitrice. Cette association secrète est en quelque sorte l’Ordre du Phénix Junior. On voit une Hermione avec de grands idéaux d’égalité et de sagesse, qui n’hésite pas à les mettre en pratique en créant tout d’abord la S.A.L.E. et passant au-delà des colibets moqueurs de ses camarades puis en créant l’A.D. Jusqu’où sera-t-elle capable d’aller ? JKR nous l’a dit : “Là où ses convictions sont compromises, elle est prête à faire des choses qu’elle n’est pas supposé de faire. Elle va vraiment transgresser les interdits. Je vous le promets. Je le ferai !” Source: La Pensine |
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